La prévention TMS – Un dépistage des situations de travail.

La prévention TMS - Un dépistage des situations de travail.
La prévention TMS – Un dépistage des situations de travail.

TMS prévention

La prévention des TMS passe par un dépistage préalable des situations de travail à risque, puis par une intervention ergonomique. Un diagnostic médical précoce est également important.

La démarche de prévention des TMS repose sur 3 principes fondamentaux que sont l’approche globale pour prendre en compte tous les facteurs de risque, la participation de tous les acteurs de l’entreprise et le partage des connaissances ainsi que des compétences.

La démarche de prévention des TMS repose principalement sur une phase d’intervention qui comporte 4 étapes : mobiliser, investiguer, maîtriser et évaluer.

Analyser les situations de travail et identifier les facteurs de risque

L’objectif est de dépister les situations de travail à risque et d’en rechercher les causes. L’identification des facteurs de risque au poste de travail doit s’accompagner d’une compréhension des mécanismes qui expliquent leur présence. Cela nécessite :

  • d’analyser le travail réel au moyen d’entretiens et d’observations afin de décrire finement la succession chronologique des actions effectuées par le salarié et, éventuellement, d’identifier les écarts avec le travail prescrit
  • d’effectuer des mesures permettant d’évaluer le dimensionnement du poste ainsi que l’environnement physique (éclairage, niveau sonore, ambiance thermique….)
  • d’évaluer, grâce à des mesures et/ou à partir du ressenti des salariés sur leur travail, les contraintes biomécaniques, psychosociales et liées à l’organisation pour identifier des leviers d’action permettant de réduire le risque de TMS.

Analyse de l’activité, mesures de dimensionnement et d’environnement physique

Le recueil de ces données est le propre de toute étude ergonomique.

Evaluation des sollicitations biomécaniques

L’évaluation des sollicitations biomécaniques doit porter sur :

  • la répétitivité des gestes
  • le maintien prolongé de la posture
  • les efforts excessifs
  • les amplitudes articulaires extrêmes

La gestuelle est considérée comme répétitive si :

  • des mouvements identiques ou comparables du membre supérieur sont effectués toutes les 10 à 15 s (check-list de l’OSHA, 1997)
  • le temps de cycle est inférieur à 30 s (norme EN 1005-5, 2007)
  • la même activité est exercée pendant au moins 50 % du temps de travail (norme EN 1005-5, 2007)
  • la fréquence des actions techniques par membre est supérieure à 40 par minute (norme EN 1005-5, 2007)

En ce qui concerne la posture, il faut éviter particulièrement :

  • l’extension répétée et / ou prolongée du cou
  • le travail au-dessus du niveau des épaules
  • les positions extrêmes du poignet en extension ou en flexion
  • le maintien d’une même posture plus de 4 secondes
  • les prises d’objet au-delà de la zone d’atteinte de confort

Evaluation des facteurs psychosociaux et organisationnels

Les entretiens et l’utilisation d’outils tels que l’outil RPS/DU (Voir brochure « Evaluer les facteurs de risques psychosociaux : l’outil RPS-DU ») permettent d’évaluer les facteurs psychosociaux. Il s’agira en particulier de s’intéresser aux facteurs d’intensification du travail (fluctuation de la production, gestion des aléas, combinaison d’actions (ex : assemblage associé à un contrôle qualité), à la charge cognitive, aux exigences émotionnelles, en particulier dans les activités de services, aux rapports sociaux avec les collègues et la hiérarchie, à la perception qu’ont les salariés de leur avenir (insécurité de la situation de travail).

Les facteurs organisationnels sont identifiés comme des déterminants des contraintes biomécaniques et psychosociales. Les horaires et le rythme de travail, l’organisation de la polyvalence, de la rotation des postes, les modes de communication, la définition des modes opératoires, la façon dont les salariés sont affectés sur différents postes en fonction de leur âge, de leur genre, de leur expérience, de leurs capacités fonctionnelles, l’organisation de la formation continue, l’accompagnement des nouveaux embauchés, les procédures d’accompagnement à la reprise après un arrêt de travail, sont autant d’informations pertinentes pour identifier des pistes de solutions dans l’étape “maitriser”.

N’hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions étudier avec vous la solution qui vous correspond.

Le partage c'est la vie !

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